Archives par mot-clé : écriture

Une vie à géométrie variable

Le triangle d’hiver, Julia Deck, Minuit, 2014

Arielle Dombasle dans le rôle de Bérénice Beaurivage
Arielle Dombasle dans le rôle de Bérénice Beaurivage

Rêver ou vivre sa vie ? Les deux s’opposent-ils vraiment ? Mademoiselle, jeune femme au chômage, personnage principal du deuxième roman de Julia Deck, Le triangle d’hiver, rêve qu’elle est Bérénice Beaurivage. C’est le nom d’une romancière qui n’écrit jamais dans le film d’Éric Rohmer, L’arbre, le maire et la médiathèque (1992). Physiquement, Mademoiselle a quelque chose d’Arielle Dombasle qui joua le rôle et romancière, ça paraît moins ennuyeux que de nombreux métiers suggérés par l’agence pour l’emploi. Continuer la lecture de Une vie à géométrie variable

Delphine de Vigan, démiurge d’elle-même

D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan, Lattès, 2015

E. Hopper, Chop-suey, 1929, Collection of Barney A. Ebsworth
E. Hopper, Chop-suey, 1929, Collection of Barney A. Ebsworth

J’ai lu ce livre comme on mange trop vite, sans prendre le temps de respirer, de savourer. Il me semble qu’il appelle ce type de lecture. Quelque chose de frénétique, d’excitant. C’est après cette lecture éclair que j’ai eu envie de faire ma première chronique littéraire*. Continuer la lecture de Delphine de Vigan, démiurge d’elle-même

Ti-Zibié, ton stylo te fera mourir couillon !

Solibo Magnifique, Patrick Chamoiseau, Gallimard, 1988

P. Gauguin, Palmiers de Martinique, 1887
P. Gauguin, Palmiers de Martinique, 1887

Quand j’ai lu pour la première fois Patrick Chamoiseau (Texaco, Gallimard, 1992), j’ai eu l’impression simultanée de découvrir et de comprendre une nouvelle langue. Pas seulement une nouvelle langue d’écriture, non, une nouvelle langue pour communiquer. Une langue étrangère, comme on dit pour faire la distinction avec sa langue maternelle. Je la comprenais par la lecture. Continuer la lecture de Ti-Zibié, ton stylo te fera mourir couillon !